Comment vaincre la migraine?
La migraine est une forme particulière de céphalée ou mal de tête qui signifie « mi-crâne ». Elle se distingue notamment du mal de tête « ordinaire » par sa douleur en moitié de crâne, sa durée, son intensité et par différents autres symptômes.
On estime que de 10 à 20 % de la population est touchée par la migraine.
La maladie migraineuse débute le plus souvent entre 10 et 40 ans, et on retrouve dans 70% des cas des antécédents familiaux de migraine. 1 femme sur 5 est touchée contre 1 homme sur 10. Les enfants son également concernés, 5 à 8% d’entre eux souffrent de migraines.
Qu’est ce qui différencie une migraine d’un mal de tête ? Quelles en sont les principales causes ? Qu’avons-nous comme traitements efficaces aujourd’hui?
Nous ne parlerons que des migraines d’origine fonctionnelle, c’est-à-dire qui n’ont aucune source traumatique ni aucun signe à l’imagerie médicale ; on exclut alors tous les hématomes, les tumeurs, les hémorragies ou les hypertensions.
DEFINITION
Le diagnostic de migraine est retenu lorsqu’il y a eu au moins cinq épisodes de douleurs :
Ayant duré de 4 à 72 heures (en l’absence de traitement efficace) ;
Ayant au moins deux des caractéristiques suivantes :
• Unilatérale (d’un seul coté du crâne)
• Pulsatile
• D’intensité modérée ou sévère
• Aggravées par les efforts physiques
S’accompagnant d’au moins un des symptômes suivants :
• Nausées ou vomissements ;
• Intolérance à la lumière (photophobie) et au bruit (phonophobie).
Particularité surprenante, certaines migraines sont précédées de manifestations physiologiques qu’on regroupe sous le nom d’aura. Les auras sont essentiellement des effets visuels qui peuvent prendre la forme d’éclairs lumineux (des taches noires ou blanches, des mouches volantes), des lignes aux couleurs vives ou d’une perte de vue temporaire. Au bout de 15 à 30 minutes, ces symptômes disparaissent. Survient alors le mal de tête.
La fréquence des crises de migraine varie beaucoup d’un individu à l’autre. Quelques-unes par an pour certains, tandis que d’autres en ont 3 ou 4 fois par mois. Dans certains cas, les crises peuvent survenir plusieurs fois par semaine, mais rarement chaque jour.
Les premières crises apparaissent durant l’enfance ou le jeune âge adulte. Au-delà de 40 ans, les migraines se font plus rares et elles disparaissent souvent après 50 ans.
ORIGINES ET FACTEURS DECLENCHANTS
Les origines des migraines sont diverses mais souvent interdépendantes :
- Vasculaires : les douleurs sont très souvent liées à un trouble de la circulation sanguine. En effet, même si la cause de la crise est différente, c’est en définitive souvent une contraction puis une dilatation vasculaire qui fait que la douleur apparaît.
- Neurologiques : des compressions de certains nerfs dans le crâne (comme le nerf d’Arnold), dans la face (en rapport avec les dents, les yeux ou les sinus) peuvent entrainer cette douleur.
- Musculo-squelettiques : un dysfonctionnement des vertèbres dorsales ou cervicales ; des tensions musculaires dans la région (base du crâne, nuque, épaule, haut du dos). Ces troubles peuvent entraîner par exemple une perturbation du réseau vasculaire ou du système nerveux intéressant le crâne. Et vice versa.
- Traumatisme vertébral : Le fameux « coup du lapin » ou traumatisme à la naissance
- Psychique : certains facteurs tels que stress, émotions fortes ou contrariétés, peuvent déclencher les crises. Là encore, le système psychique influe directement sur le système circulatoire et nerveux.
Par ailleurs, certains facteurs favorisent l’apparition des migraines :
- Facteurs hormonaux : les phénomènes hormonaux jouent un rôle majeur chez la femme. Les crises migraineuses sont souvent plus fréquentes avant ou pendant les règles ou lors de l’ovulation. Elles disparaissent souvent pendant la grossesse. Dans 70 % des cas, les crises cessent après la ménopause.
Par ailleurs, des tensions des organes gynécologiques peuvent affecter la souplesse de la colonne vertébrale et donc la région cervicale ou la base du crâne.
- Facteurs alimentaires : le chocolat, les œufs, les graisses, l’alcool, le jeûne…sont les facteurs alimentaires les plus cités. C’est pourquoi on retrouve souvent des troubles fonctionnels au niveau du foie ou de la vésicule biliaire incriminés chez les personnes migraineuses sensibles à ces aliments.
- Autres facteurs déclenchants : le manque de sommeil mais aussi l’excès, la lumière (luminosité excessive), le vent/froid ou brusque variation de température, odeurs fortes de certaines plantes ou parfum, facteurs génétiques.
TRAITEMENTS EFFICACES
Le recours à la médecine allopathique traditionnelle et les divers antalgiques, paracétamol, aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens voire même les antidépresseurs que votre médecin généraliste vous aura prescrit, est un traitement en cas de crise principalement. Il existe d’autres méthodes efficaces que l’on peut essayer en prévention voire en complément durant la crise.
Ils sont d’autant plus intéressants à tester rapidement, sachant que 10 à 20% des migraineux pratiquent l’automédication en continu, pour soi-disant « prévenir » les crises, et vont entrainer une migraine transformée, dont le tableau est celui d’un mal de tête chronique quotidien suite à un abus médicamenteux.
L’Ostéopathie : L’ostéopathie est une médecine manuelle douce et sans danger visant à lever toutes les dysfonctions du corps qu’elles soient mécaniques (articulaires ou musculaires) viscérales (au niveau des organes tels que le foie, l’estomac…etc.) afin de permettre la bonne circulation des fluides vitaux du corps : la circulation sanguine, nerveuse et lymphatique, garants d’un bon état de santé. L’ostéopathe recherche l’origine du symptôme, ses circonstances de survenue, sa fréquence, sa localisation, son antériorité… Dans le cas d’un patient souffrant de migraines, il doit déterminer si la cause est plutôt vasculaire, nerveuse, mécanique, viscérale ou les quatre à la fois. Il va corriger les dysfonctions par des manipulations qui s’appliqueront par exemple au crâne, aux vertèbres cervicales et dorsales, ou aux viscères (en général le foie et la vésicule biliaire). D’un point de vue mécanique il va s’assurer de l’intégrité de la mobilité des vertèbres cervicales et sous-occipitales, une zone particulièrement vascularisée. Cela peut provenir de muscles contractés, une mauvaise posture, un accident ou des microtraumatismes répétés. Quand l’harmonie du mouvement disparaît, les barrières occasionnées favoriseraient l’installation d’une irritation locale qui gagnerait les tissus vasculaires et nerveux. C’est cette irritation qui provoquerait la vasodilatation au niveau du crâne. Une fois la circulation nerveuse et sanguine améliorées, l’organisme est capable de drainer ses toxines normalement.
L’Acupuncture, le Reiki ou autre médecine énergétique : En 2009, une revue systématique a évalué l’efficacité de l’acupuncture pour traiter la migraine. Les chercheurs ont conclu que l’acupuncture, le reiki ou toute autre médecine énergétique étaient aussi efficaces que les traitements pharmacologiques habituels, tout en causant moins d’effets secondaires néfastes.
Science millénaire, la médecine énergétique a sa propre approche de la migraine. La maladie résulterait en effet d’une perturbation énergétique. L’intervention du praticien consiste alors à localiser le blocage énergétique le long des méridiens qui parcourent notre corps. La plupart du temps, sont incriminés les méridiens de la vésicule biliaire, de l’estomac, des reins ou de l’intestin qui aboutissent à la tête. La stimulation de certains points ou le déblocage de certaines zones permet d’apaiser les douleurs migraineuses. Un traitement de plusieurs semaines rééquilibre la circulation énergétique et ramène l’harmonie des forces vitales dans l’organisme.
L’Aromathérapie : Certaines arômes sont très connus et très efficaces dans le cas de migraine telles que l’arôme de menthe, de lavande ou d’eucalyptus. Essayez chacun d’elles ou des combinaisons de deux.
N’utilisez que les d’huiles essentielles les plus pures que vous pouvez trouver.
Faites une compresse en mettant 5 gouttes d’huile essentielle de lavande dans de l’eau froide puis mettez-le sur votre tête ou sur le cou.
La phytothérapie : Certaines plantes en infusion, sont connues pour leurs vertus apaisantes pour soigner les maux de tête. La marjolaine et le gingembre sont très efficaces. Il paraitrait aussi que la caféine, en cas de crise, serait bénéfique pour « resserrer » les vaisseaux sanguins mais pourrait aussi déclencher la crise pour d’autres.
Adapter son mode de vie : Le fait de vivre moins de stress (beaucoup de migraines sont d’origine psychique), d’avoir des heures de sommeil régulières et suffisantes (au moins 6 à 8 heures par nuit), ne pas sauter de repas ou faire de l’exercice physique est très profitable. Une demi-heure de marche par jour ou une marche rapide en plein air lorsque vous avez un mal de tête peut remédier à la douleur, durant la crise. En effet, le mouvement mécanique et la respiration vont avoir un impact sur la circulation sanguine et donc calmer la tension crânienne.
D’où l’importance de bien respirer régulièrement, afin de ne pas rajouter des tensions musculaires ou des troubles de notre circulation a notre lot quotidien !
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